Mon séjour en psychiatrie dans cet hôpital a duré huit mois (3 mois et demi d’hospitalisation à temps plein, 2 semaines de séquentiel et 4 mois d’hospitalisation à temps plein), une période très difficile à vivre. Les trois premiers mois se sont passés sans aucune permission, avec une sensation d’enfermement total. L’ambiance générale était extrêmement anxiogène : certains soignants donnaient davantage l’impression de faire la police que d’apporter du soin. Les règles étaient appliquées de manière très stricte, parfois au détriment de l’écoute et de l’humanité. Par exemple, il arrivait qu’on me fasse remarquer trop souvent que je dormais trop, alors même que j’étais sous de nombreuses doses de médicaments, ou encore la nuit lorsque je réveillais les infirmiers après des cauchemars. Le fait de créer des liens avec d’autres patients n’était pas toujours bien vu : on nous rappelait régulièrement que nous n’étions « pas là pour se faire des amis », et il est arrivé une fois une séparation entre une patiente et moi simplement parce qu’on rigolait trop. À un moment, on m’a progressivement interdit l’accès aux médiations, ce qui a rendu l’hospitalisation encore plus difficile. Cela renforçait le sentiment de mépris et de manque de considération de certains membres de l’équipe. Malgré tout, il y a eu aussi des aspects positifs. J’ai rencontré différents groupes de jeunes patients très agréables, et certains soignants ont été encourageants, bienveillants et attentifs. Quant au psychiatre, son attitude m’a beaucoup marqué : sur le moment, il me paraissait terrifiant et froid, mais avec du recul je reconnais sa compétence et l’impact positif qu’il a eu sur mon évolution. En résumé, ce séjour a été une épreuve douloureuse, vécue dans une atmosphère trop répressive et peu rassurante, même si j’ai pu en tirer certains bénéfices thérapeutiques.
Avis
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Louana ★★★☆☆
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Yassine Ayad ★☆☆☆☆
Le Dr Carrière a suivi mon frère pendant quelques mois : elle est à fuir. D'abord, elle est toujours flanquée d'une infirmière, comme si elle la supervisait - ce qui serait assez louche mais passons. Premièrement, on a attendu une plombe pour pouvoir la voir. Ensuite, au su des particularités de ce que ma famille a vécu, elle a persisté à dire qu'il n'y avait rien d'urgent. Le gamin se recroqueville, il ne sort plus, est en train d'abandonner sa 1ère au lycée, ne dort plus et souffre de stress intense mais non, rien d'urgent. On a subi pendant plus de quinze ans des violences de notre patriarche, violences quotidiennes, mais non, rien de grave pour elle. Elle lui donne un traitement qui convient à des étudiants uniquement stressés pour un contrôle mais on essaie et se dit que cela pourrait par miracle marcher. Elle nous dit n'amenez pas votre maman la prochaine fois. Au prochain rendez-vous on lui dit que son état se dégrade, elle répond : "Ah bah il faut attendre trois semaines au prochain rdv pour revoir le traitement avec la maman !" On lui dit vous voulez lui parler au téléphone ? "Non, non, je veux la voir". A ce stade, on a déjà perdu deux mois, et elle veut ouvertement faire redoubler le petit. Elle répète "je n'ai pas de baguette magique". Selon elle, "les recommandations pharmacologiques nous imposent au moins six mois de psychothérapie avant ne serait-ce que d'envisager un traitement anti-dépresseur" - ce qui est évidemment tout à fait FAUX SUR FAUX. Le gamin est suicidaire, mais pour elle pas d'urgence... On demande à changer de médecin, l'infirmière - sa complice - nous dit qu'il n'y a pas d'autre médecin, et que le centre ne pratique pas les listes d'attente. En plus, elle a par-dessus tout appelé notre généraliste pour essayer de la remonter contre nous. Manque de bol, la généraliste connaît notre famille et ne s'est pas laissé influencer. Elle m'en a tout de suite fait part. On est allés voir dans le privé, traitement efficace proposé au bout de deux semaines, orientation vers l'EMDR, point. Mention spéciale pour les secrétaires qui sont adorables et dévoués. Peut-être que de bons praticiens s'y cachent, mais quand on va voir un psychiatre, on est tellement fragiles que l'on ne peut pas se permettre de tomber sur un médecin qui vous coulera, payé avec vos impôts mais avec le sourire.
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Mika ★★★★☆
J’ai été patient pendant 3/4 mois au ciapa. Je ne suis pas re sorti guéri mais j’étais un grave danger pour moi même et ce séjour m’a beaucoup aidé à me remettre en question et me rendre compte de mes problèmes. Le but de cette établissement est d’accueillir les adolescents en période de crise, quand ils sont un danger pour eux même ou les autres. Ne vous attendez pas à être entièrement guér en sortant d’icii. Le personnel était vraiment une crème et très compréhensifs. Je suis tombé sur une psychiatre super qui a vraiment tous fais pour m’aider. J’ai réussi à me livrer sur des choses que je n’avais jamais avoué. Mais de ce que j’ai entendu d’autres patients j’ai vraiment eu de la chance avec cette psychiatre je suis bien tombé. J’ai eu quelques altercation avec certains patients mais les infirmières/infirmiers étaient à mon écoute et mon fait sentir beaucoup mieux. ( Merci Laurent vraiment je me suis senti compris ça fait tellement du bien lors d’une période compliqué comme celle dans la quel j’étais ) C’est normal de mal vivre une période au CIAPA c’est pas une colonie de vacances on est la pour ce soigner. Merci beaucoup à tous l’équipe qui m’a vraiment aidé.
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W. L. ★☆☆☆☆
J'ai été hospitalisé près de 3 mois dans cette structure, je n'ai pas eu un seul rdv avec un.e psychologue. J'avais donné mon accord pour être hospitalisé, je souhaitais réellement m'engager dans une démarche de soin. Cependant, le cadre a échoué à me faire sentir suffisamment en confiance pour parler. Comment se confier aux soignants quand ceux ci sont pour la plupart peu voir pas formés aux sujets qui nous touchent ? Pour un centre qui prétend être accueillant pour les personnes lgbtq, les remarques ou propos transphobes que certains patients et moi même ont reçus ont été trop fréquents. (Je ne dis pas que tous les soignants étaient malveillants ou du moins peu renseignés mais quand on est dans un état de vulnérabilité psychologique, on préférerai ne pas être confronté à ce genre de comportement.) De plus, le cadre n'était pas sécurisant. J'ai fais plusieurs tentatives de suicide là bas, et me suis blessé à plusieurs reprises. La détresse dans laquelle j'étais dans cet environnement, en raison de l'attitude des soignants, le manque de contact avec l'extérieur, des traitements médicamenteux non adaptés (non recommandés pour les personnes de mon âge et qui auraient contribué à des mises en danger de ma part), et bien sûr le fait que j'allais déjà mal m'a poussé à me mettre en danger, ce que la structure n'a pas su empêcher, traitant avec mépris les demandes d'explications de mes parents. Dans l'ensemble, c'est tout aussi (si ce n'est plus) suicidaire qu'à mon arrivée et avec l'impression d'une perte de temps notable qui a beaucoup impacté mon année scolaire que je suis sorti. Ce qui est peut être le plus frustrant c'est qu'on m'accuse de ne pas avoir "jouer le jeu" et de mentir, refusant de croire que le problème puisse venir du ciapa. Ce n'est bien sûr que mon expérience personnelle, je ne veux dissuader personne de chercher des soins.
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harld ★★★★☆
Je ne comprends pas bien pourquoi il y a autant d'avis négatifs sur cette structure. Probablement des personnes qui n'ont pas pu se saisir du dispositif de soin pour aller mieux... Je peux dire pour ma part que contrairement à la plupart des institutions qui sont en train d'être de plus en plus sous l'emprise de l'aspect purement médical, diagnostique et hiérarchique, le CIAPA au contraire conserve sa part d'intégrité et de singularité. On y trouve une ambiance conviviale, peu de patients hospitalisés à la fois ce qui laisse l'espace pour chacun de construire son cheminement. De plus, les médecins ne collent pas d'étiquettes, ils ne cherchent pas à coller un diag à tout prix ce qui leur permet de respecter et d'accueillir la subjectivité du sujet adolescent - on sait à quel point en plus, les ados sont en quête identitaire - tout en respectant et en écoutant leur souffrance. Les soignants que j'ai connus sont également très à l'écoute, et les patients sont invités à une certaine responsabilité en ce qu'ils peuvent participer à la vie institutionnelle, par ex réu soignants/soignés. Seul bémol : L'utilisation à outrance du Tercian. (j'imagine dans le but d'éviter tout risque avec les benzos) : tous les patients sont obligés de prendre une certaine dose quelle que soit leur problématique, ce qui s'assimile à une camisole chimique qui les rend du coup moins à même d'interagir avec les autres et de penser.
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Gertu ★☆☆☆☆
Pour parler en toute franchise, après avoir passé plus de 2 mois et demi hospitalisé là bas (et bon sang que d'autres que j'ai connu y sont resté bien plus longtemps...). Un corps médecin complexe, notamment de l'ordre psychiatre qui pour mes camarades et moi, avons fait quasiment unanimité sur l'impression momentanée de jugement, manque de confiance et surtout, d'une grande peur de certains psy-. reflétant sans transparaitre, la froideur que renferme ce lieu et sa structure des plus inconfortables Une administration/organisation assez compliquée ou plutot de ce que j'ai pu ressentir, devoir se battre pendant des mois pour essayer d'obtenir un changement moindre et largement réalisable de fait, bien que certains arguments rétorquant furent justifiables mais peu tangibles. J'ai appris que depuis peu (information à confirmer) des sorties en groupe/randonnées dans Paris se faisaient bien que je préfère avertir au préalable: la majorité de votre temps se fractionnera d'une inactivité des plus moroses à des siestes inconfortables, de plus comme je l'ai vécu personnellement, perdu dans la méandre d'un esprit déjà bien amoindri par une dépression sévère et autres, n'ayant tout sauf amélioré mon état. Le seul point personnel positif que j'aurais pu mentionner sans omettre, serait une camaraderie et une affiliation profonde que j'ai pu ressentir avec d'autres patients, bien que l'atmosphère du lieu soit malheureusement très lourde. En résumé, franchement... la potabilité négative que j'ai pu gouter au ciapa me dirait de synthétiser en un mot: non. Néanmoins on ne peut pas renier le fait que j'ai pu connaitre d'excellentes personnes avec qui je suis toujours en contact et qui sont des amis que j'aime énormément avec le lien crée. quelque en soit la raison de votre venue, je vous passe le plus profond des soutiens, courage!!
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Bockar#2479 ★★☆☆☆
Points positifs: permet de rencontrer de bonne personnes, bonne ambiance entre patients. Points négatifs: l'ennui, les règles beaucoup trop omniprésentes quoique vous fassiez, pas/voir très peu de contact avec le monde extérieur.
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I'm gayer than u ★☆☆☆☆
2018- j'avais 14 ans. Jean Chambry, un des psychiatres de cet établissement me suivait, il était irrespectueux, trans-mysogine, intrusif, dangereux et transphobe, je me suis sentie insultée, rabaissée et déshumanisée, il m'as prescrite moulte medicaments tous plus dangereux les uns que les autres, me faisant sombrer dans tout les comportements auto-destructeurs, prendre du poids et des TCA Ça a continué jusqu'en 2019
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benlysandre ★★☆☆☆
Lorsqu'on est en externe, il y a un bon contact, un bon accueil, on se sent écouté... c'est ce qui vaut les 2 étoiles. Quand on est interné, même de son propre chef, là tout change, et cela devient une prison. On gave les jeunes de médicaments, qui semblent peu adaptés, les psychiatres font preuve de méthodes discutables voire néfastes (se souvenir qu'une patiente est sortie de la salle d'entretien et a cassé les toilettes, sans oublier les nombreux patients qui sortaient de la séance bien moins bien qu'avant) surtout Dr Giuili , nous laissent dans l'incertitude et jubilent quand on doit les supplier pour recevoir une visite ou quémander une permission. Très peu de choses sont faites pour occuper les jeunes, à part la mini cour pour fumer. Sans oublier qu'en dehors des entretiens globalement on s'en foutait des patients dont certains étaient très occupés dans les toilettes et d'autres à être prostrés sous une chaise. Cela permet de nouer une certaine solidarité entre patients mais tout de même. Et lorsqu'en groupe nous avions tenté de nous plaindre, nous nous sommes retrouvés face à un mur de mépris. Quand j'en suis sorti, j'étais suicidaire et conscient de cet état, j'ai lutté pour aller ailleurs me soigner et je ne regrette pas. Et des echos que j'ai pu avoir, certaines choses n'ont pas changé du tout.
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Awesome O 4000 ★☆☆☆☆
J'ai passé presque 2 ans la bas en intermitence. Le lieu etait morbide, la facon dont nous etions traités etait inadmissible, bourrés de medocs toute la journée, on passait notre temps a essayer de gruger, de s'enfuir parce qu'on devenait fous a l'interieur sans aucune stimulation de l'esprit... Le Dr LANGLOIS se foutait carrement de nos gueules et nous prenait pour des petits cons qui sont pas content avec ce qu'ils ont (je cite)
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